
Cette première sortie mer de la saison avec le CASA aura réservé de bonne surprise. Une météo clémente, une température élevée de l'eau, des sites habités par une faune nombreuse et diversifiée.
La bonne humeur des participants plongeurs ou non, aura contribué à créer une joyeuse ambiance.
Aprés les plongées du 1er jour aux pieds des deux frères, nous nous sommes retrouvé tous autour d' un apéro préparé par Maud qui fêtait pour l'occasion sa 300 ème plongée.
Le Dimanche matin le groupe à été scindé en deux pour l'exploration de deux épaves, le Tromblon et l'Arroyo pour le plus grand bonheur des Casaiens.
Merous, murenes, baracuda, cigale, galathée etc.... ont remplacé pour une fois les carpes et perches de nos lacs.




Description Le navire est encore relativement droit sur sa quille, mais il est brisé en trois morceaux qui se touchent encore. La partie arrière, par -36 m de profondeur à l’hélice, repose presque à plat sur le sable. Une forêt dense de gorgones en peuple les parois.
La partie centrale semble partir à l’assaut du rocher, et sa pente est très marquée.
La partie avant tend à s’écrouler latéralement et retombe. Le sommet de l'épave atteint -18 m de profondeur. Les cales (en réalité des citernes) sont vides. Leurs dimensions sont imposantes ! Le pont est recouvert de tuyauteries et vannes diverses. Les superstructures sont mal conservées. La cheminée (très haute sur ce type de navire) repose au sable à côté de la coque sur babord. Son peuplement de gorgones est magnifique.
A voir absolument : Hélice, ancre très concretionné, la proue, les chaînes de mouillage, les treuils, les vannes, les cuves, les collecteurs.
Sécurité : L'accés à l'intérieur du navire est toujours possible en restant extrêmement prudent. Le spectacle extérieur suffit pour le plaisir des yeux.
L’épave de l’ARROYO constitue une très belle plongée proche du rivage.
L’Arroyo est lancé en 1921. Navire équipé de citernes, sa mission était de distribuer de l’eau potable aux autres bateaux et aux troupes de l’armée française. Il mesurait 55 mètres de long et jaugeait 682 tonneaux. Son moteur avait une puissance de 875 CV. L’Arroyo fut utilisé en Indochine jusqu’en 1953, puis fut rapatrié à Toulon. La Marine Nationale décide alors de le couler pour le G.E.R.S qui vient de se créer. Le 18 août 1953, il est remorqué près de l’îlot des Deux Frères. C’est le Commandant Taillez, du G.E.R.S qui dirige l’opération. Soixante kilos de dynamite ont été placés en deux endroits : 20 kg pour les citernes et 40 kg dans la salle des machines. La déflagration détruit une partie de la coque. Le navire ne sombre pas au point prévu. Un léger courant le déporte, et la proue se fracasse sur un écueil rocheux.
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| L’Arroyo est scindé en 2 morceaux. La poupe et la partie centrale sont d’un côté du piton rocheux alors que la proue a basculé de l’autre côté. La poupe gît à 39 mètres sur un fond de sable. Le safran et l’hélice sont visibles et en bon état. La dunette est ouverte, et l’on peut y pénétrer pour admirer la barre de l’Arroyo. En continuant vers la proue, les superstructures et le pont sont assez abîmés. La cheminée a disparu et repose sur bâbord. Le cabestan est en très bon état ainsi que les bittes d’amarrage. A l’inverse les citernes ne sont plus qu’un champ de débris épars. L’épave a de nombreux passages permettant aux plongeurs d’accéder à ses entrailles. La proue n’est pas en bon état. Ceci en partie du soit à l’explosion soit au fait qu’elle s’est écrasée sur la roche. Faune et flore : Les gorgones sont très présentes sur la poupe, la dunette, le cabestan et les bittes d’amarrages. Le trou de la cheminée cache des congres. L’épave est également un repère pour les chapons et les poulpes. Enfin comme la plupart des épaves de la côte varoise, les castagnioles et apogons règnent en banc autour de l’Arroyo. |

